L’épiscopat de Laurent de Leisterberg, évêque de Metz de 1269 à 1280, s’inscrit dans une période de profondes transformations politiques, économiques et monétaires de la fin du XIIIᵉ siècle. À la tête d’un évêché confronté à l’affirmation croissante de la commune messine, Laurent de Leisterberg doit composer avec un pouvoir urbain de plus en plus autonome face à l’autorité épiscopale traditionnelle.
En tant qu’évêque-prince du Saint-Empire romain germanique, Laurent de Leisterberg conserve théoriquement des droits régaliens importants, notamment en matière de justice, de fiscalité et de monnayage. Toutefois, la réalité du pouvoir à Metz est marquée par des tensions récurrentes entre l’évêque et les institutions communales, dans un contexte de prospérité commerciale et artisanale.
Le monnayage épiscopal messin sous Laurent de Leisterberg demeure fidèle aux usages antérieurs, avec la frappe de deniers et d’oboles d’argent à l’atelier de Metz. Ces émissions monétaires, parfois difficiles à attribuer avec certitude, constituent néanmoins des témoignages essentiels pour l’étude de la numismatique lorraine et de l’économie urbaine messine à la fin du Moyen Âge central.
Cette page est consacrée à Laurent de Leisterberg (1269-1280), à son action au sein de l’évêché de Metz et à l’analyse des monnaies épiscopales attribuées à son gouvernement.