L’épiscopat de Henri de Verneuil, évêque de Metz de 1612 à 1652, s’inscrit dans l’une des périodes les plus longues et les plus structurantes de l’histoire moderne de l’évêché. Son gouvernement couvre la première moitié du XVIIᵉ siècle, une époque marquée par les profondes mutations religieuses issues de la Contre-Réforme catholique et par les bouleversements politiques liés à la guerre de Trente Ans.
Fils naturel du roi Henri IV, Henri de Verneuil appartient au cercle très restreint des grands prélats proches du pouvoir royal. Sa nomination à l’évêché de Metz s’inscrit dans la politique de contrôle et de consolidation menée par la monarchie française sur les Trois-Évêchés, officiellement rattachés au royaume par le traité de Westphalie en 1648.
À cette époque, l’évêque de Metz n’exerce plus aucun droit monétaire : le monnayage épiscopal a disparu depuis près de deux siècles et la frappe des monnaies relève exclusivement de l’autorité royale. Toutefois, l’épiscopat de Henri de Verneuil reste fondamental pour comprendre la transformation de l’évêché de Metz en une institution religieuse moderne, pleinement intégrée à l’État monarchique français.
Cette page est consacrée à Henri de Verneuil (1612-1652), à son très long épiscopat et à son rôle dans l’histoire religieuse et politique de Metz au XVIIᵉ siècle, à une époque où s’achève définitivement l’héritage médiéval de la cité.