L’épiscopat de Charles Iᵉʳ de Lorraine, évêque de Metz de 1550 à 1574, se déroule dans un contexte de profondes mutations politiques, religieuses et institutionnelles. Son gouvernement coïncide avec l’installation durable de la souveraineté française à Metz, après la prise de la ville par Henri II en 1552 et la création du territoire des Trois-Évêchés.
Membre de la prestigieuse maison de Lorraine, Charles Iᵉʳ appartient à l’une des plus grandes dynasties princières d’Europe. Son accession à l’évêché de Metz s’inscrit dans une stratégie politique et dynastique visant à maintenir l’influence lorraine sur un territoire désormais contrôlé par le royaume de France. Son long épiscopat traverse les premières décennies troublées de la Réforme protestante et des tensions confessionnelles croissantes.
Sur le plan monétaire, l’époque de Charles Iᵉʳ se situe bien après la disparition du monnayage épiscopal messin, définitivement éteint depuis le XVe siècle. La production monétaire relève exclusivement de l’autorité royale, et l’évêque de Metz n’exerce plus aucun droit de frappe. Néanmoins, son épiscopat reste fondamental pour comprendre la transition entre les anciennes structures médiévales et l’ordre politique moderne français.
Cette page est consacrée à Charles Iᵉʳ de Lorraine (1550-1574), à son long épiscopat et à son rôle dans l’histoire de l’évêché de Metz au XVIᵉ siècle, à une époque où la ville devient un enjeu majeur de la politique religieuse et stratégique du royaume de France.